[Music Live] Pass The Gat au Taranaki International Arts Festival

Pass The Gat est la réunion de trois musiciens de talent originaires de Wellington : Warren Maxwell, Louis Baker et Thomas Oliver. Le trio se produisait vendredi dernier au Taranaki International Arts Festival de New Plymouth.

Pass The Gat

Le Taranaki International Arts Festival se tenait à New Plymouth, Île Nord, du 13 au 30 août avec une superbe affiche des concerts en tout genre, de la comédie, du théâtre, de la danse, des arts visuels. Il y en a pour tous les goûts.

En ce 21 août, après près de sept heures de route entre Wellington et New Plymouth dans la région de Taranaki, mon amie allemande et moi arrivons totalement dépitées sur Taranaki. Pourquoi ? A cause des nuages, il est totalement impossible d’apercevoir le volcan, première beauté de la région ! Et ça sera comme cela pendant nos trois jours sur New Plymouth. Bref cela me permettra au moins de rester concentrée sur l’objectif premier de ce séjour à savoir le concert du trio Pass The Gat au Taranaki International Arts Festival – car je ne suis pas là pour vous parler météo !

Pass The Gat c’est l’étonnante réunion de trois musiciens talentueux, Warren Maxwell (Trinity Roots / Little Bushman), Louis Baker et Thomas Oliver. Basés à Wellington, Louis Baker a déjà envoûté l’Europe de sa voix soul et est incontestablement l’une des nouvelles étoiles kiwis du moment alors que le multi-instrumentaliste Thomas Oliver est renommé pour maîtriser la Weissenborn à la perfection. Quant à Warren Maxwell, il n’est plus à présenter. Musicien reconnu internationalement, il est le frontman des groupes Little Bushman et Trinity Roots.

Le public fait la queue patiemment devant le Famous Spiegeltent, un grand chapiteau installé sur Devon street face au centre artistique du TSB Showplace dans lequel nous étions invités à retirer nos tickets. Il fait un peu frais, mais à l’intérieur c’est une ambiance chaleureuse rétro, un peu art nouveau, qui nous attend. Alors que la piste est remplie de chaises pliantes en bois bien alignées, je m’installe au premier rang. Les côtés du chapiteau offrent quant à eux des logias plus confortables mais à prix plus élevé.
Sur scène, trois guitares acoustiques, la guitare électrique de Louis et la Weissenborn de Thomas. Un tabouret de chaque côté de la scène pour les deux plus jeunes et une boite en bois au milieu pour le frontman de Trinity Roots attendent les artistes. Un piano à queue est également là mais sera utilisé pour d’autres shows que celui de ce soir.
La salle est désormais complètement pleine et les spectateurs s’installent sur les chaises libres, un verre à la main faisant flotter une légère odeur de rhum durant toute la soirée. A 21h30 précises, les lumières se tamisent. Après avoir patienté au son de musique jazzy, le public acclame les artistes qui arrivent en piste. Thomas s’installe à la gauche de la salle en prenant sa Weissenborn sur ses genoux, Louis se tiendra sur la droite pendant tout le concert et Warren, en maître de cérémonie, assurera, entre autres, les percussions sur sa boite en bois.
Warren nous fait un bref topo sur la soirée. Le trio a choisi de jouer une collection de leurs titres préférés extraits de leur répertoire respectif. Cela débutera avec The Strangest Feeling I’m Home de Thomas Oliver faisant vibrer sa Weissenborn comme peu, avant que le trio enchaîne cette fois-ci avec une chanson de Louis Baker, Just Want To Thank You.
Dès le début du show, on remarquera que les trois artistes prennent un grand plaisir à jouer ensemble ajoutant ainsi une grande sincérité au show qui continue sur une chanson plus jazzy au sujet du cycle de la vie, Te Oranga, dont la voix de crooner de Warren chante des paroles en maori. Le public sera bercé en douceur avec la mélodie poignante de Back On My Feet, chanson écrite par Louis Baker avant d’être soufflé par la voix puissante de Thomas Oliver sur Shine Like The Sun. Médusé, le public applaudira le chanteur au milieu de la chanson accompagnée de grands “waouh”.
Les trois hommes jouent avec âme et transmettent leur passion à l’audience qui est très réceptive. Le milieu de set approche et c’est alors que Warren et Thomas s’éclipsent laissant ainsi Louis seul à la barre pour un titre, Rainbow, dernier de son répertoire. Warren prendra ensuite le relais avec un Next Time émouvant, chanté avec profondeur, qu’il avait composé pour un couple d’amis qui venaient de perdre leur bébé. Thomas conclura ces solos en introduisant son nouveau titre If I Move To Mars.
Le trio se reforme pour la deuxième partie du spectacle qui verra des titres comme Take Me To The River, Birds ou encore la nouvelle chanson de Trinity Roots, El Kaptain, savoureux mariage de dub, roots et rock introduit par un long instrumental. Communiquant beaucoup avec le public, Warren Maxwell est toujours prêt à accompagner ses explications d’une blague de circonstance ajoutant ainsi un peu plus de légèreté à l’atmosphère déjà bien détendue. Vingt-trois heures approche ainsi que la fin du show où Louis fera chanter tout le public sur Get Better avant l’heure du rappel où les artistes sont acclamés avec enthousiasme pour un encore à la hauteur de tout le reste. Le show se clôture en apothéose avec la divine Home, Land & Sea, classique de Trinity Roots célébrant leur pays.

Le trio de Pass The Gat réunissait trois musiciens de grand talents, trois chanteurs à la voix différentes. Soudés sur scène, Warren Maxwell, Louis Baker et Thomas Oliver prennent un plaisir certain de jouer ensemble. Humbles et généreux envers le public, ils le remercieront à plusieurs reprises pour sa bonne réceptivité contribuant ainsi au bon déroulement de la soirée de ce concert sold-out ; complet comme le sera celui de Wellington le lendemain. Malgré un set d’une grosse heure et demie, personne dans la salle, que ce soit le public ou les musiciens, ne semblent avoir vu le temps passé grâce à un show séduisant d’une quinzaine de titres de grande qualité qui nous fait dire que cette union n’était qu’une sublime idée.
Pass The Gat repartait dès le lendemain matin sur la capitale où ils donnaient un concert au San Fran le soir-même.

Louis Baker

  • Quelques liens pour approfondir votre découverte :

– Taranaki International Arts Festival : website, le prochain festival aura lieu en 2017
– Warren Maxwell : Little BushmanTrinity Roots
– Thomas Oliver : FacebookWebsite
– Louis Baker : FacebookWebsite

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